{"id":2180,"date":"2018-11-23T07:32:19","date_gmt":"2018-11-23T06:32:19","guid":{"rendered":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/?p=2180"},"modified":"2018-11-23T07:32:19","modified_gmt":"2018-11-23T06:32:19","slug":"ducasse-sur-seine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/2018\/11\/23\/ducasse-sur-seine\/","title":{"rendered":"DUCASSE SUR SEINE"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est l&rsquo;un des parrains de la gastronomie Fran\u00e7aise qui prend l&rsquo;eau, mais c&rsquo;est en inaugurant une\u00a0chaloupe chic pour bobos \u00e9colos en qu\u00eate de croisi\u00e8res gourmandes pour les caprices d&rsquo;un fleuve, une mise en sc\u00e8ne sur l&rsquo;affluent du m\u00eame nom. Une p\u00e9niche, pardon chez Ducasse, on dit un Yatch, noblesse oblige. Il y avait une ambiance \u00e9lectrique \u00e0 notre arriv\u00e9e. La tension \u00e9tait palpable, probablement, \u00e0 cause de la pile \u00e0 combustion qui honore ce navigable, appel\u00e9 pour la circonstance \u00ab\u00a0les quais de Sph\u00e8ne\u00a0\u00bb comme ce m\u00e9tal si pr\u00e9cieux. Bienvenue dans le monde de la restauration de luxe, l\u00e0 o\u00f9 les parisiens bien inform\u00e9s le savent : avoir une r\u00e9servation est chose impossible \u00e0 moins de s\u2019y prendre plusieurs mois \u00e0 l\u2019avance ou d\u2019avoir soudoy\u00e9 une conciergerie VIP bien introduite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moiti\u00e9 par snobisme, moiti\u00e9 par impuissance, nous n&rsquo;avions m\u00eame pas essay\u00e9 d&rsquo;ouvrir ce s\u00e9same, alors autant vous dire que quand l\u2019occasion s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9e on a d\u00e9construit notre planning du vendredi comme l&rsquo;avait fait en son temps Christiane Desroches Noblecourt avec le Temple d&rsquo;Abou Simbel. Une croisi\u00e8re sur Seine \u00e0 250 euros, certes, mais avec de la vraie cuisine ce qui va nous changer des Yachts de Paris<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce restaurant a un secret ! C&rsquo;est sa vue qui va vous donner pendant une heure et demie une vision idyllique diam\u00e9tralement oppos\u00e9e aux groupies de la reine Margot de Paname. Oui, un pari, car au\u00a0bout du quai d\u2019Austerlitz, on crie le nom de Liszt, puis au bout du quai de b\u00e9thune, on y voit Sainte-Opportune et nous arriv\u00e2mes au quai de l\u2019Horloge qui frissonne presque comme un \u00e9loge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce vaisseau ouvre sa terrasse l\u2019apr\u00e8s-midi et propose une pause gourmande ; un cinq \u00e0 sept g\u00e9n\u00e9reux compos\u00e9 de bouch\u00e9es sal\u00e9es et sucr\u00e9es, d\u2019une boisson chaude, d\u2019une coupe de champagne ou d\u2019un verre de vin. Le diner en soir\u00e9e est comme chez Ducasse, ni bon ni mauvais, une usine \u00e0 touriste oblige, mais servir dans une cuisine taille mouchoir de poche : un tour de force.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le meilleur, c&rsquo;est la navigation sur la Seine qui donne l&rsquo;inspiration et qui vient perturber grandement votre sens du go\u00fbt, car pendant celle-ci j&rsquo;ai vu des ch\u00e2teaux et des jardins \u00e0 la fran\u00e7aise, j&rsquo;ai vu la Dame de fer et ses \u00e9toiles, le Louvre et sa Pyramide de verre, ainsi que l&rsquo;eau de la Seine iris\u00e9e comme un arc-en-ciel. Dans ce navire d&rsquo;Alain, heureux celui qui sait go\u00fbter l&rsquo;ombre du Pont Neuf,\u00a0 avec ses quais si fertiles de monuments qui suivent d&rsquo;innombrables jours de f\u00eate. Cette glissade silencieuse sur l&rsquo;eau calme d\u00e9salt\u00e8re mon r\u00eave, car au c\u0153ur du fleuve de ma ville, un chef vient nous donner un restaurant o\u00f9 le ma\u00eetre de Granville, lui-m\u00eame, serait probablement venu. J&rsquo;adior.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Anonymode<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est l&rsquo;un des parrains de la gastronomie Fran\u00e7aise qui prend l&rsquo;eau, mais c&rsquo;est en inaugurant une\u00a0chaloupe chic pour [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2181,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[4,24,23],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2180"}],"collection":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2180"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2180\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2182,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2180\/revisions\/2182"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2181"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2180"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2180"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2180"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}