{"id":2845,"date":"2019-11-27T09:34:42","date_gmt":"2019-11-27T08:34:42","guid":{"rendered":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/?p=2845"},"modified":"2019-11-27T09:36:27","modified_gmt":"2019-11-27T08:36:27","slug":"les-oeuvres-au-bacon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/2019\/11\/27\/les-oeuvres-au-bacon\/","title":{"rendered":"LES \u0152UVRES AU BACON"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Cette exposition au Centre Pompidou est cens\u00e9e pr\u00e9senter les rapports entre la peinture de Francis Bacon et la litt\u00e9rature, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment, certaines de ses lectures qui sont le degr\u00e9 z\u00e9ro de sa litt\u00e9rature, \u00ab La bible ne fait pas le moine \u00bb. On peut comprendre qu\u2019entre les pompes \u00e0 bi\u00e8re de Kensington et son atelier, il \u00ab pinte \u00bb beaucoup de Pablo. Vous verrez une soixantaine de toiles du \u00ab m\u00e8tre \u00bb et de courts passages de six livres provenant de sa biblioth\u00e8que, des r\u00eaves de litt\u00e9rature \u00e9lev\u00e9s au rang d\u2019ic\u00f4nes sacr\u00e9es, tomb\u00e9s sur une ind\u00e9cente de lit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les rapports entre textes et peintures, sujets riches, passionnants et difficiles, sont ponctu\u00e9s de quelques taches blanches repr\u00e9sentant sa sexualit\u00e9 \u00e0 l\u2019image de Michel Houellebecq, ou D Grumler dans leurs \u0153uvres respectives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019aurais aim\u00e9 avoir un \u00e9clairage sur Bacon l\u2019anti-Manet, r\u00e9conciliant la peinture avec la litt\u00e9rature, alors que Manet avait, le premier con\u00e7u une peinture lib\u00e9r\u00e9e du livre. Ces corps ramass\u00e9s \u00e0 l\u2019extr\u00eame, tordus et \u00e9crabouill\u00e9s, musculeux, disloqu\u00e9s, ravag\u00e9s, ces distorsions crisp\u00e9es, ces contractures paroxystiques, sont d\u2019abord signes de fulgurances, mais nerveuses, et d\u2019un emportement furieux, presque athl\u00e9tique, il tombe dans le somatique, psychologique de la myst\u00e9rieuse animalit\u00e9 d\u2019anthropo\u00efde solitaire et d\u00e9sol\u00e9e qui est en chaque homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019aurai voulu que l\u2019on m\u2019explique l\u2019\u00e9trange ressemblance entre les tableaux de Francisco Goya de la s\u00e9rie de la \u00ab Casa del Sordo \u00bb mais aussi son incommensurable d\u00e9ficit \u00e0 ne pas pouvoir r\u00e9aliser une perspective par manque de connaissance de celle-ci. Et toujours les portes noires \u00e0 l\u2019arri\u00e8re plan comme la mort qui rode et qui vient toujours nous rappeler que la chair humaine est faible mais surtout mortelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces lignes droites et ces fonds pastels, de couleurs de plus en plus vives au fur \u00e0 mesure des ann\u00e9es montre un Bacon qui peint le fond de la toile \u00e0 jeun, et qui une fois de retour du pub peint ses personnages dans une fantasmagorie de r\u00eaves libidineux. Pour finir, la corrida, une de ses passions favorites qui est de voir le taureau se faire embrocher et pour sans doute qu\u2019on lui offre les oreilles et surtout la queue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 vous de vous d\u00e9brouiller pour comprendre, et le peintre a dans la salle ses aficionados et ses d\u00e9tracteurs. Il ne laisse pas indiff\u00e9rent et c\u2019est la chose la plus importante pour un artiste. On aime ou on aime pas mais on respecte l\u2019artiste et j\u2019arr\u00eate l\u00e0 de \u00ab baconer \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Anonymode.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette exposition au Centre Pompidou est cens\u00e9e pr\u00e9senter les rapports entre la peinture de Francis Bacon et la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2846,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[23],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2845"}],"collection":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2845"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2845\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2847,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2845\/revisions\/2847"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2846"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2845"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2845"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2845"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}