{"id":3607,"date":"2021-07-28T05:52:36","date_gmt":"2021-07-28T03:52:36","guid":{"rendered":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/?p=3607"},"modified":"2021-07-28T05:53:04","modified_gmt":"2021-07-28T03:53:04","slug":"blaspheme-un-sarcasme-de-gout","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/2021\/07\/28\/blaspheme-un-sarcasme-de-gout\/","title":{"rendered":"BLASPHEME UN SARCASME DE GO\u00dbT"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme d\u00e9suet, celui-ci s\u2019est \u00e0 nouveau invit\u00e9 dans le d\u00e9bat public apr\u00e8s l\u2019attaque terroriste qui a pris pour cible les journalistes de la r\u00e9daction de l\u2019hebdomadaire satirique Charlie Hebdo en janvier 2015. Mais, avant ces \u00e9v\u00e9nements tragiques, le \u00ab p\u00e9ch\u00e9 de bouche \u00bb, comme on le nommait au Moyen \u00c2ge, \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 l\u2019objet de vives discussions. Aux lendemains de la R\u00e9volution fran\u00e7aise, le d\u00e9lit de blasph\u00e8me a \u00e9t\u00e9 express\u00e9ment aboli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, nous vivons dans une culture s\u00e9culaire o\u00f9 la religion est consid\u00e9r\u00e9e comme une croyance priv\u00e9e, qui invite \u00e0 ranger le blasph\u00e8me, qui n\u2019est plus consid\u00e9r\u00e9 comme un d\u00e9lit depuis 1881, au rang des moqueries d\u00e9plaisantes, des sarcasmes de mauvais go\u00fbt, voire des caricatures malvenues. Mais, il n\u2019en a pas toujours \u00e9t\u00e9 ainsi. \u00ab Voltaire avait fait du blasph\u00e8me une infraction d\u2019un autre \u00e2ge \u00bb. Voici la br\u00e8ve histoire d\u2019un \u00ab crime imaginaire \u00bb, \u00ab outrage religieux \u00bb, \u00ab crime identitaire \u00bb, \u00ab d\u00e9lit politique \u00bb : le blasph\u00e8me n\u2019a cess\u00e9 de se m\u00e9tamorphoser avant de d\u00e9serter, en 1791, puis de r\u00e9appara\u00eetre \u00e0 l\u2019\u00e9poque contemporaine. Son invocation, par certains, au nom du respect des \u00ab convictions intimes \u00bb, tend \u00e0 mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve le principe de la libert\u00e9 d\u2019expression.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Blasph\u00e8me, outrage \u00e0 la R\u00e9publique ou au chef de l\u2019\u00c9tat, propos licencieux, incitation \u00e0 la violence ou \u00e0 la r\u00e9bellion : il fallut deux ans pour examiner toutes les questions fort actuelles que soulevait la loi vot\u00e9e le 29 juillet 1881 qui garantissait la libert\u00e9 de la presse en France. \u00ab Dans les soci\u00e9t\u00e9s dans lesquelles nous sommes, dans un certain nombre de pays dont le n\u00f4tre, ce n\u2019est pas la puissance publique qui d\u00e9cr\u00e8te ce qu\u2019est un blasph\u00e8me, c\u2019est la personne qui se sent blasph\u00e9m\u00e9e, qui se sent atteinte dans un certain nombre de valeurs sur lesquelles elle a construit son existence, sa croyance \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peut-on parler d\u2019un retour du blasph\u00e8me ? Le blasph\u00e8me est-il une mauvaise compr\u00e9hension de ce qui est \u00ab sacr\u00e9 ? Ne concerne-t-il d\u2019ailleurs que le contexte religieux ? En examinant le blasph\u00e8me \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019histoire et de ses expressions contemporaines, il est possible de suivre le cheminement qui a conduit \u00e0 un \u00e9clatement de son sens. L\u2019artiste Alain Gilles Bastide nous interroge sur ces convictions avec sa libert\u00e9 d\u2019artiste par cette photo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Anonymode<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme d\u00e9suet, celui-ci s\u2019est \u00e0 nouveau invit\u00e9 dans le d\u00e9bat public apr\u00e8s l\u2019attaque terroriste qui a [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3608,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3607"}],"collection":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3607"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3607\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3609,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3607\/revisions\/3609"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3608"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3607"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3607"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/leyaouanc.fr\/wordpress\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3607"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}