CHANEL BLACK AND BLUES

Si le nom d’acide est celui de sa musique, cela n’est pas un goût âpre que j’ai dans la bouche, mais plutôt celui d’un bonbon aussi tendre qu’une guimauve que l’on dégusterait au coin d’un feu de bois au fin fond du Yosemite park. Comme un basculement, qui nous fait chanceler et que nous ressentons, un retournement que la Covid a surement secoué d’une vague aussi forte que la mélodie des cris de révolte et des rimes aphones, la maison tremble des soubresauts des marteaux piqueurs qui la rénovent.

Mais, en écoutant vous allez pâlir de surprise par les éclats de verre qui brillent comme une voix énergisante et qui font tressaillir le diamant de Swarovski. Cet accent de surbrillance désespéré qui domine ce son strident enfonce ma poitrine pour le plaisir de seulement blasphémer. Je ne prétends pas blesser les cœurs ni les oreilles, car les plus craintifs des créateurs n’entendent pas toujours la petite musique de la complainte d’un scribe à la recherche du beau. Et même si la Liberté déchaîne souvent ma colère, je combats le mensonge pour ouvrir un chemin, ce cœur qui bat là, est un cœur d’homme et en cela est-il moins humain qu’un autre pour choisir les mots et décrire une robe de Gabrielle.

C’est mon trésor unique, amassé page à page, laissé au fond d’une mer sans rivage, et qui disparaîtra avec moi, en dépit du courant des Bimbos qui l’emportent sur ces flots d’inculture qui vont m’engloutir à jamais.

Anonymode

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