PLEIN MILAN FASHION WEEK

Plein, le culte d’une collection pour un lien de strass et de brillant ; ersatz de « on aura tout vu » en moins brillant. C’est un mélange de « vers à chier » et « Pierre Baltringue »  porté par le Rousteing de pacotille. Un avortement aurait suffit à nous empêcher de voir ce spectacle, car rien ne pourra vous donner le gène de la création, seulement la gêne de ne pas avoir la décence de nous présenter une mode qui soit « au dessus de tout mouton »

Voici la mode pour les nouveaux riches, et pour que vous puissiez, non pas briller dans les arcanes de la couture, mais parce que vous avez seulement envie de changer d’appartement ou de villa à Ibiza.

Vous êtes comme cette place Rouge où se dressent d’un côté le mausolée de Lénine, vestige de la révolution bolchévique et de l’autre un centre commercial huppé comptant 200 boutiques de luxe. Une dichotomie qui se fait couture dans un abrutissement du passé sans l’histoire, mélangée au présent sans avenir. Entre le passé momifié et l’identité de la mode « bling bling » d’aujourd’hui, il s’est forgé des poupées mannequins « Vitili go go », qui ont réussi à se tailler la part du lion hors de leur pays, des « copies cats » où l’appétit débordante de ces poupées russes ont attiré ces nouveaux riches fortunés, longtemps cantonnés à un stéréotype de la mode d’autrefois qui, aujourd’hui, veulent de la mode qui se voit et qui brille en « Plein » dans le string. Bref, la raie du culte du monde.

Anonymode